Mooloolaba, here we are

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Et nous y voila. Plus que quelques jours avant les championnats du monde Ironman 70.3. Finalement, depuis ma qualification il y a tout juste un an, le temps sera passé plus vite que je ne m’y attendais. Bon, en vrai, quand j’étais dans mes grosses semaines d’entraînement à en chier sur le vélo par moins 5 sous une pluie diluvienne, ça ne me paraissait pas aller si vite que ça. Mais maintenant que je suis seulement à quelques jours de l’échéance, et que en gros, il n’y a plus grand chose de sorcier à faire avant la course, j’aimerais bien avoir encore quelques semaines de plus devant moi, juste pour pouvoir faire encore quelques entraînements, histoire d’être un peu plus prêt…

Et pourtant, objectivement, je suis prêt. J’ai tout fait comme prévu, j’ai suivi ma planification à la virgule prêt, celle qui m’a mené à Amsterdam avec une performance relativement satisfaisante, et je ne peux que refaire la même chose. Donc il n’y a plus qu’à…

Du coup, ces deux semaines qui précèdent la course et où le volume d’entraînement se réduit sont l’occasion de profiter du pays. Nous sommes arrivés quinze jours avant la course. Ça nous paraissait mieux comme ça. Un grand et long voyage que l’on prévoyait fatigant, et qui l’a été. Un vélo à faire voyager en pièces détachées et à remonter en arrivant (une grande première pour moi). Un décalage horaire de 8 heures dans le sens le plus difficile à encaisser. Et un peu de repérage et d’habitudes à prendre. Bref, 2 semaines, c’était le strict minimum.

Quelques jours à Brisbane. Une semaine sur place à Mooloolaba. 15 jours où j’ai finalisé ma préparation et rien d’autre que de prendre du bon temps en famille.

J’ai eu l’occasion également de repenser à cette année passée, les gens qui m’ont soutenu. J’ai aussi appris que certains athlètes qui s’étaient qualifiés n’avaient pas pu venir faute de financement, qu’ils s’étaient entraînés jusqu’au bout, dans le fol espoir qu’ils pourraient trouver de quoi faire le déplacement au dernier moment.

Je me rends compte à quel point j’ai pu être chanceux de pouvoir mener une année d’entraînements sans jamais n’avoir eu aucun reproche de ma famille. Et pourtant, ceux qui connaissent pourront le dire : avoir un sportif à la maison, c’est insupportable.

La chance d’avoir un boulot qui me permette de m’entraîner comme je le veux, et un collègue de travail super arrangeant qui est toujours prêt à tout pour me remplacer quand j’ai besoin.

Et la chance d’avoir des partenaires qui me permettent de réaliser tout ça. J’en ai peux, mais ils ont fait beaucoup pour moi. La ville d’Evry, celle de mon club, qui me finance le coût de ses championnats. Et ce n’est pas rien. Odlo Corbeil qui m’a fait confiance dès le debut, en m’accueillant très chaleureusement dans la grande famille Odlo. Et Rudy Project France qui est toujours prêt à soutenir les athlètes avec un service irréprochable.

Sans oublier Ben, sans qui je roulerais sur un vélo dont les vitesses ne passeraient pas, dont le frein arrière freinerait en permanence, dont les roues seraient voilées, dont les rayons seraient… Bref, le maître des vélos, à qui je pourrais demander n’importe quel réglage, n’importe quelle pièce à monter, n’importe quel accessoire, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit et qui le ferait sans hésiter.

Voila, je crois que j’ai fait le tour. Il y en aura encore quelques uns à présenter, mais pour l’instant rien n’est officiel alors chuuuuuuut.

Ah non, j’oubliais aussi mon entraîneur de natation et accessoirement mon mari, qui a le grand privilège de supporter mes crises, d’encaisser les saloperies que je peux débiter quand je foire un entraînement, et qui doit se fader mes litanies et mes questions existentielles quand je me mets à douter ❤️

Un commentaire Ajoutez le votre

  1. Armelle dit :

    Je pense fort à toi dans cette dernière ligne droite… Tu dois être tiraillé entre l’envie d’enfin y être, et celle d’avoir encore un peu de temps.
    Tu seras le meilleur, no matter what.
    Mille pensées t’accompagnent.

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