70.3 Ironman European Championship

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Elsinor Danemark

Première grosse échéance de l’année. Et premier 70.3 de l’année tout court en fait, après mon abandon pour raison technique au half de compiègne (un caillou pointu, un pneu, vous connaissez l’histoire, pas besoin que je vous fasse un dessin).

Bref. Donc pour cette course, j’avais tout bien fait comme il faut les semaines qui précédaient. Un tapering au poil, des nuits de sommeil pas trop souvent de moins de 6 heures, pas trop de stress, le manger, le bouare (ou plutôt le pas bouare), et accessoirement éviter de se faire cracher des microbes de mort à la tronche par un mioche pendant ma garde une semaine avant la course.

Donc pour faire un triathlon, le Danemark, c’est bien (au mois de juin) parce qu’il ne fait pas trop chaud. Mais (même au mois de juin) ils ont une mer qui ne chauffe pas des masses. Et c’est à 8h, dans une eau à 15°C qu’ils nous ont fait plonger pour un rolling start (explications en photos ci dessous). En même temps, 15°C, d’une part, ça réveille, et d’autre part, ça évite la surchauffe dans la combi.

Sans grande surprise, la natation s’est plutôt très bien passée. Le coach me connait, sait ce qu’il faut que je fasse à l’entraînement pour garder mon niveau, et ne me fait faire que l’essentiel pour que je puisse concentrer mon temps d’entraînement à ma progression en vélo (et y’a du boulot…). Un temps pas trop mauvais donc, malgré un parcours tout en virages et en demi-tours et cette eau un peu froide qui a généralement tendance à me ralentir (je suppose que c’est le cas pour tout le monde, mais perso, quand j’ai l’impression d’avoir les doigts pieds, pour ne parler que d’eux, qui veulent rentrer à l’intérieur, les autres, je m’en tamponne modérément). Et je sors donc de l’eau en 5ème position, avec le 2ème temps de mon groupe d’âge, et une mention spéciale pour la gauffre que je me suis prise en prenant mon virage sur le ponton mouillé.

Le vélo. Vaste programme.

Je vais éviter de me lamenter encore une éternité sur le drafting. D’une part, à force, on va finir par me dire que j’essaye de me trouver des excuses. Et je n’en ai aucune, honnêtement. Je fais de mon mieux, je progresse, mais y’a encore de la marge. Et d’autre part, soit je vais devoir revoir mes grands principes, soit je vais devoir me faire une raison, il y aura toujours du drafting.

Donc le vélo. C’était un beau parcours. Voila.

Passons à la course à pied.

Non, je déconne, je vois bien que vous mourrez d’envie de connaître mes impressions sur le vélo.

Et bien j’en ai chié. Comme d’habitude. Mais c’était moins long que la dernière fois. En fait, j’ai l’impression que plus ça va, et moins c’est long. Peut-être que le fait que je m’améliore y joue un peu, sans doute.

Evidemment, pendant les 30 premiers kilomètres, j’ai vu passé tous les gars qui roulent comme des bêtes et qui nagent comme des briques. Mais après ça, les choses se sont calmées et j’ai pu faire ma course sans trop me lamenter sur mon sort de voir à quel point les autres sont meilleurs que moi. Plus sérieusement, avec ce parcours lui aussi relativement compliqué et tout en relances, j’ai eu du mal à me faire une idée de l’effort fourni, même avec l’aide du capteur de puissance, et j’ai probablement sous-estimé ce que je faisais.

Et donc la course à pied.

Après une transition relativement rapide, vu qu’on avait des « bike catchers » qui récupéraient nos vélos sitôt le pied à terre pour aller nous les ranger, je suis parti tout léger d’en avoir fini avec mes 90 bornes. Tellement léger que je suis parti un poil trop vite. Après 2 kilomètres, j’ai refréné mes ardeurs en me disant qu’il était peu probable que je tienne 21 bornes à une allure 15 secondes au kilomètre plus rapide que ce que j’avais travaillé avec tant de douleurs et de souffrance à l’entraînement. Les choses allaient donc plutôt bien jusqu’au 10 km. Quand soudain… BAM. Tu passes de 3:45 au km easy à 4:00. Comme ça. Tu regardes le garmin, tu te dis ça y est il déconne encore, la faute aux nuages, tu jettes un oeil au ciel bleu qui s’étend à perte de vue, la faute aux arbres alors, chaque année au printemps c’est pareil dès qu’il y a trois bourgeons y capte plus rien, mais non parce que ducon t’es en plein centre ville et y’a que des lampadaires et de la brique, voila, c’est la faute aux murs, les rues sont trop étroites, ça ira mieux quand on repassera sur les bords de plages. Et en fait, bah non. T’es juste cuit. Et il reste encore, d’après cet abruti de Garmin, 11 km. Et bien allons y alors, power save mode on.

Bon an mal an, j’arrive à tenir mon rythme de survie. Je sais que j’ai remonté du monde, que le 5ème de mon groupe d’âge n’est plus très loin. Je relance sur les 3 derniers kilomètres, mais ça ne suffit pas, et je finis donc 6ème, 49ème au scratch avec les pro 🙂

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